Nicolas Sarkozy a annoncé hier un "projet de loi" avant l'été instaurant un "droit à l'accueil des enfants" dans les écoles lors des grèves, pour les syndicats, il a "franchi la ligne rouge".
"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a déclaré le chef de l'Etat, en expliquant avoir pris cette décision le matin même François Fillon,le pantin du président.
Jeudi ,il y avait 63% des professeurs des écoles grevistes et 55% des enseignants de collèges et lycées ont débrayé pour protester contre 11.200 suppressions de postes et contre les nouveaux programmes du primaire.
Le projet de loi "prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance" et "que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a précisé Sarkozy, en promettant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".
Expérimenté pour la 2ème fois, le service minimum (SMA) fut appliqué par 2.837 communes (sur 22.500 comprenant au moins une école).
La mobilisation d'hier "manifeste des attentes fortes (et), au lieu de répondre à ce mouvement (...), il parle d'autre chose", a immédiatement protesté Gérard Aschieri (FSU, majoritaire) pour qui "le droit de grève, c'est la ligne rouge à ne pas franchir" et pour etre franc,il a tout fait d'accord.
Dénonçant des "mesures autoritaires" qui "frisent la provocation", Gilles Moindrot (SNUipp-FSU, majoritaire dans le primaire) a regretté "une nouvelle diversion" du Sarko qui n'a formulé "aucune réponse aux demandes d'ouverture de discussion " ."Je respecte le droit de grève, c'est une liberté fondamentale a estimé Nicolas Sarkozy, lui opposant "le droit au travail, pour les familles qui n'ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève".
En Conseil des ministres(mercredi), Sarkozy avait rendu hommage à Darcos sur le SMA. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !", a dit le président, selon un membre du gouvernement anonyme et augmente les tensions entre profs/parents"a prédit Faride Hamana (parents d'élèves FCPE).
L'Unsa-Education a dénoncé un "cinglant mépris" du président et le Sgen-CFDT a estimé que celui-ci jouait "la carte de la provocation".
Côté syndicats lycéens, l'UNL a regretté qu'on "jette de l'huile sur le feu", en plein mouvement social, et la Fidl s'est dite "scandalisée" par l'atitude du Président . Vous l'avez sans doute compris,c'est le début d'un long mouvement social , d'autant plus que les marins-pecheurs continuent a bloqué les ports autonome , qu'une nouvelle manifestation aura lieu le 22 mai concernant,cette fois ci,la reforme des retraites et les syndicats des aéroports se mettront,aussi,en greve et les transports en communs seront rare jeudi 22 mai .